
Maïa est une petite fille. Elle vit dans le Palais radieux. Le palais brille comme le soleil. Les murs sont dorés. Le sol fait tic-tac sous les pas.
Maïa est timide. Mais elle est aussi courageuse. Elle aime aider.
Ce matin-là, Maïa cherche son doudou, un petit coussin bleu.
« Doudou ? Où es-tu ? » dit Maïa.
Rien.
Maïa fronce le nez. Elle a un petit souci.
Près d’une grande fontaine, un cygne blanc glisse sur l’eau.
Il a l’air doux. Il est très curieux.
Le cygne fait : « Houp-houp ! »
Maïa chuchote : « Bonjour, Cygne. Tu as vu mon doudou ? »
Le cygne penche la tête. Il regarde à gauche. Il regarde à droite.
Puis il laisse tomber une plume brillante.
Maïa la prend. Elle chatouille un peu.
La plume brille vers un long couloir.
« On suit la plume ! » dit Maïa.
Le cygne avance, tout fier. Maïa le suit, pas à pas.
Dans le couloir, il y a des tapis rouges. Il y a des portes hautes.
Une porte est entrouverte.
Boum… boum…
Un bruit de pas.
Un géant apparaît.
Il est très grand. Il porte une cape qui traîne.
Maïa serre ses mains.
Le cygne souffle : « Fff ! »
Maïa dit doucement : « Bonjour, Géant. »
Le géant a l’air triste.
Il renifle.
« J’ai marché… et j’ai perdu ma petite clé dorée, » dit-il.
Maïa cligne des yeux.
« Moi, j’ai perdu mon doudou, » dit-elle.
Le géant s’assoit. Le sol tremble un peu.
Le cygne tape de la patte sur une marche.
Cling !
Quelque chose brille sous la marche.
Maïa se baisse.
« Oh ! La clé ! »
Elle la tient à deux mains.
« Tiens, Géant. »
Le géant sourit. Ses yeux deviennent doux.
« Merci, petite Maïa. Je vais t’aider. »
Il ouvre une grande porte avec la clé.
Derrière, c’est une salle pleine de coussins.
Et au milieu… un coussin bleu.
« Doudou ! » crie Maïa.
Elle court. Elle le serre fort.
« Ouf… »
Le cygne fait : « Houp-houp ! » comme un clap-clap.
Le géant tend sa grande main.
Dans sa paume, il y a une petite boîte.
Une boîte qui brille.
« Pour toi. Un trésor du Palais radieux, » dit-il.
Maïa ouvre.
Dedans, il y a un petit pendentif en forme de plume.
Il scintille.
Maïa le met autour de son cou.
« Je me sens brave, » dit-elle.
Le cygne tourne autour d’elle, content.
Le géant se lève, léger.
Maïa dit : « Merci, Géant. Merci, Cygne. »
Dans le Palais radieux, la lumière danse.
Maïa a son doudou.
Et elle a son trésor brillant.
Elle rentre, calme, et sourit.