
Nawa est une petite sirène. Elle est douce et courageuse. Elle aime aider.
Ce matin-là, Nawa se réveille dans une cabane dans les arbres. Oui, une cabane tout en haut, avec une bassine d’eau au milieu. Nawa y nage, plouf plouf.
À côté, il y a un cheval. Il s’appelle Lino. Lino est gentil. Il est curieux. Il fait souvent « hi hi hii ».
Nawa regarde autour d’elle. « Oh non… ma coquille brillante ! » dit Nawa. Sa coquille, son petit trésor, a disparu.
Lino tape du sabot. Toc toc. « On cherche ! » dit Lino.
Ils cherchent dans la cabane. Sous le coussin. Dans le panier. Derrière la petite échelle. Rien.
Nawa écoute. Elle entend un gros bruit, loin. Boum… boum…
« C’est qui ? » chuchote Nawa.
Lino baisse la tête. « Un géant », souffle-t-il.
Ils avancent doucement sur la passerelle en bois, entre les feuilles. Le vent fait « ffff ». Les oiseaux font « piou piou ».
En bas, près du grand tronc, un géant marche. Il est très grand. Mais il a l’air triste. Il renifle : « Snif… »
Nawa veut partir. Son cœur fait boum boum. Mais elle est brave.
« Bonjour, géant », dit Nawa, très poliment.
Le géant s’arrête. Il regarde le sol. « Je ne veux pas faire peur. J’ai trouvé une chose brillante. Je l’ai prise… pour avoir une lumière. J’ai peur du noir », dit-il.
Nawa cligne des yeux. « Une chose brillante… comme une coquille ? »
Le géant ouvre sa grande main. Il y a la coquille de Nawa. Elle brille comme une étoile.
« C’est à moi », dit Nawa. Sa voix est petite, mais sûre.
Le géant baisse les épaules. « Pardon… »
Lino avance. « On peut partager la lumière. Pas besoin de prendre », dit-il.
Nawa a une idée. Elle est astucieuse. « Géant, regarde. »
Dans la bassine d’eau, Nawa chante tout doux. La coquille brille encore plus. Une lumière chaude danse sur les feuilles.
« Oh… c’est beau », murmure le géant.
Nawa prend une petite corde dans la cabane. Lino aide en tirant avec les dents. Ils accrochent la coquille à une branche, juste devant la cabane.
« Voilà. Une lampe-coquille ! » dit Nawa.
La lumière éclaire le chemin du géant. Il sourit, enfin. « Merci… Je peux venir la regarder quand j’ai peur ? »
« Oui », dit Nawa. « Tu frappes doucement. Toc toc. »
Le géant rit un peu. « Toc toc ! Je sais faire. »
Pour dire merci, le géant sort de sa poche un petit coffre en bois. Il est tout léger. « Pour vous », dit-il.
Nawa l’ouvre. Dedans, il y a des galets lisses, de toutes les couleurs. Rouge, jaune, bleu. Et un petit miroir rond.
« Un trésor ! » dit Nawa.
Lino fait un petit pas de danse. « Hi hi hii ! »
Le soir, la cabane dans les arbres brille doucement. Nawa a sa coquille. Elle a aussi un coffre de galets.
Et Nawa a appris une chose simple : quand on parle gentiment, même un géant peut devenir un ami.
Plouf plouf. Dodo, Nawa.